Labyrinthe

octobre 16, 2007

“Ceux qui explorent le labyrinthe, et dont le champ de vision est profondément restreint et fragmenté, sont désorientés, tandis que ceux qui contemplent le labyrinthe dans son ensemble, que ce soit en le surplombant ou en l’étudiant sur plan, sont émerveilés par sa complexité. Ce qu’on voit dépend de l’endroit où l’on se trouve, ce qui fait que, dans le même temps, les labyrinthes sont simples (…) et doubles: ils incorporent simultanément l’ordre et le désordre, la clarté et la confusion, l’unité et la multiplicité, l’art et le chaos. Ils peuvent être perçus comme un chemin (un passage linéaire mais détourné vers un but) ou comme un motif (un dessin absolument symétrique)… Notre perception des labyrinthes est ainsi intrinsèquement instable: changez de perspective et le labyrinthe semblera changer.”

Penelope Reed Doob,
L’idée de de labyrinthe:
de l’Antiquité classique au Moyen Age,
Ithaca, Cornell Univesity Press, 1990.

Malheureuseument, la dichotomie entre ceux qui participent de l’intérieur et ceux qui obsèrvent de l’extérieur s’effondre lorsqu’on étudie le Projet Mitose, par le fait que personne ne voit jamais ce labyrinthe dans sa totalité. Par conséquent, la compréhension de ses subtilités doit toujours être déduite de l’intérieur.

Plagiat partiel de La Maison des Feuilles,
de Mark Z. Danielewski.

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